La grève des agents pénitentiaires touche à sa fin. Il faut maintenant éviter les mises à l’écart, le harcèlement et les potentielles violences. Cela risque d’être compliqué, tant pour les grévistes que pour les non-grévistes.

Le Conseil central de surveillance pénitentiaire demande donc des mesures pour retrouver un bien-être dans les relations humaines. Des espaces de parole et d’écriture pour les détenus sont nécessaires pour pouvoir exprimer leur vécu. Il demande aussi que chaque gardien soit entendu par un psychologue ou un médecin du travail.

Que pensez-vous des recommandations du Conseil? Que comptez-vous faire pour faciliter leur mise en œuvre? Avez-vous des échos sur la récente reprise du travail dans les prisons?

Koen Geens, ministre : Le bien-être dans les relations humaines est crucial dans nos prisons. Les Communautés pourraient agir avec les directions locales pour la mise en place d’espaces de parole ou d’écriture.

Dans chaque établissement, il existe une “équipe locale de soutien”; chaque agent peut y faire appel. L’équipe est composée de psychologues, d’assistants sociaux et d’agents pénitentiaires formés à l’écoute ou la déontologie. Les agents peuvent aussi faire appel au conseiller “bien-être”.

Aucun problème majeur n’a été relayé lors de la reprise du travail, sans doute parce qu’il fut progressif. Chaque établissement a prévu un espace de parole lors d’un comité de concertation de base. Les deux établissements les plus touchés ont souhaité, lors du comité de concertation, un membre de la cellule “bien-être” du président.

Gilles Vanden Burre (Ecolo-Groen): Il est positif qu’aucun incident grave n’ait été déploré. Pour le reste, nous en suivons l’évolution.

 

Question orale posée en commission de la Justice le 22 juin 2016.